Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /Avr /2008 22:17
J'etait obligé de poster cette vidéo tant elle rappelle à tous le sujet premier de ce blog!
Par Théo
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Samedi 8 mars 2008 6 08 /03 /Mars /2008 13:58

Il aura mis du temps à venir mais voilà le nouvel article qui fait vibrer!

Sensationnelles séries à suspens super savoureuses et souvent savamment saupoudrées de subtiles scènes solidement scénarisées

 

 

 

A l’heure actuelle, je pense que n’importe qui peux comprendre ce qu’est une série à suspens, bombardés que nous sommes par les LOST, Jericho et autres Prison Break que s’arrachent TF1 et M6 comme des femmes de mineurs zolaïennes s’arrachent la teub de l’épicier du coin. Que vous soyez on ne peux plus réticent ou que vous ingurgitiez la première série qui passe, je pense que vous avez déjà vu au moins un épisode (si ce n’est pas le cas, inutile de me le faire savoir en envoyant un pigeon, je m’en fout. Par contre vous risquez de ne comprendre pleinement l’article). Une petite analyse des différentes règles qui y sont liés est une idée qui me plait, alors c’est parti. 
 
                                      
                                         medium_lost6.jpg
    LOST. Des gens perdus sur une ile vachement mystérieuse où les barbes ne poussent plus même si on arrête de se raser

Les lois des séries 
 

De la même manière qu’il existe des lois précises pour les mangas, les séries à suspens (que nous appellerons désormais SAS, parce que c’est plus court et que ça rappelle les bouquins avec des femmes sexy et armées sur la couverture) sont soumis à des règles scénaristiques pointues.
 

Loi n°I : Plus on est de fous, plus on vend.

École américaine oblige, il n’existe presque plus de série à héros unique. L’union fait la force et on ne voie plus de Rambo qui sait tout faire tout seul dans nos bien aimées séries. Les nouveaux héros sont toujours une équipe qui repartit les compétences, qui respecte les quotas de minorités parcequeles valeurs morales s'enseignent tôt (on doit compter un représentant de toutes les minorités visibles. Les séries les plus récentes essayent d’intégrer des personnages lesbiennes, qui sont quand même plus vendeuses que les homos hommes, et moins coincées) et avec un chef qui sait tout faire mais qui aime quand même déléguer. C’est une loi primordiale car beaucoup de persos récurrents permet des débouchées scénaristiques (ce jeu de mots est nul…).
 

Corollaire 1 : Misteeeeeeeeeeeeeer Blaaaaaaaaaaaaague!!!!!

On l’a vu, il existe un héros ; c’est le chef de la bande. Mais celui qui plait à toute la famille, c’est celui qui fait tout le temps des vannes. Il a la classe, il est attachant, il est moins tout propre que le héros. En plus il faut toujours une personne pour détendre l’atmosphère quand il y a beaucoup de tension (un peu comme Marlon Brando dans Apocalypse Now). Il a tout de même un rôle de merde puisqu’il est condamné à se faire casser le bras par un sbire que son chef étale avec une seule jambe et à se prendre des râteaux par toutes les filles qu’il drague (ça lui apprendra à essayer de les faire rire, il est de notoriété publique que les filles préfèrent qu‘on les fasse chier).
 

Corollaire 2 : Pretty Woman

Par un phénomène inexplicable, le héros d’une SAS est toujours célibataire, alors qu’il est beau, gentil et serviable (Ça doit être une revanche vicieuse des scénaristes contre la vie). Mais tout va s’arranger grâce à l’apparition de LA fille. Non contente d’être très jolie, elle est aussi super intelligente et vachement forte dans un domaine où tous les autres sont nazes (pas forcément faire des bébés…). C’est rare qu’elle ne soit pas également experte en close-combat (on est dans une série où y’a de l’action, tout de même) et même si elle a une foultitude de prétendants, elle est seule elle aussi. En parallèle aux aventures de l’équipe de héros va donc se développer l’histoire d’amour entre Jeannot et Jeannette, qui refuse de se mettre en place à cause de la timidité de Jeannot… Aujourd’hui qu’on ne s’étonne plus de croiser des filles seules tant les mecs deviennent mous.
 

Loi n°II : Le sexe, c’est mal, m’voyez.

Loi qui s’applique aussi à toutes les séries même sans suspens : une scène d’amour n’est jamais une scène de nu. On déconne pas avec ça. Autant pour les scènes de baignades on a le droit aux zooms aux bons endroits, aux cadrages avantageux et aux scènes de danses du ventre frénétiques, autant les scènes d’amour sont filmées de loin ou de très très près (zoom sur le visage, voire sur le nombril pour les metteurs en scène les plus délurés), sous des draps ou bien derrière un rideau. C’est très légèrement hypocrite quand on voit certaines tenues dans les scènes dites « habillées ».
 

Loi n°III (la Loi Perdue!) : What is your quest?

Cette loi n‘est plus universelle!!! Auparavant les gentils étaient obligés d’avoir un truc spécial à faire mais plus maintenant. C’est un début d’originalité dans les scénarios. Les héros des SAS comme NCIS ou Les Experts n’ont plus vraiment d’objectifs à long terme. A part vivre et faire son taf, pas de grand méchant à stopper, ni de copain à libérer ni même de blé à récupérer. On a donc des épisodes où tout commence bien et où tout finit bien, comme une histoire indépendante. Si on traçait un diagramme du suspens, il aurait la forme d’un dos de dromadaire (enfin de chameau, n’oublions pas la coupure pub ). Ce genre de série a l’avantage de permettre au téléspectateur de louper quelques épisodes sans tout perdre de vue. C’est quand même un objectif dur à tenir et souvent les héros finissent par se retrouver face à un malfaisant qui revient souvent ou à un objectif à long terme qui raccordera les épisodes entre eux.
 

Loi n°IV : Tuer n’est pas jouer (dommage…)

Un vrai héros de SAS respecte la vie d’autrui et ne fera feu qu’en cas de légitime défense, et encore, seulement si son ennemi est un tueur fou terroriste hystérique trafiquant de drogue et violeur d’enfants. En l’absence de ces conditions, il est hors de question que le gredin s’en tire sans procès. Malheureusement pour le héros, l’arrestation du méchant tourne mal dans les ¾ des cas car celui-ci refuse de se rendre et se bat jusqu’à la chute dans un fossé, l’empalement sur une quelconque ferraille qui traînait là, ou carrément la pendaison accidentelle, avec un peu de fantaisie. C’est vraiment pas de bol pour le héros, surtout que ça arrive fréquemment…
 

Loi n°V : Tend l’oreille, petit scarabée.

Quelle est la règle primordiale respectée dans toutes les histoires inventées par l’homme depuis la nuit des temps? Il faut à tout prix que l’histoire ait un message à passer aux générations futures. Aussi bénin soit le message, il est toujours délivré en bonne et due forme. Le souci vient du fait que sortir une morale philosophique d’un épisode de 40 minutes est un peu plus complexe que pour une histoire de 40 pages, mais apparemment les scénaristes essayent quand même à chaque épisode. Saluons leur effort sans plus de sarcasmes.
 
 
                                   smallville.jpg
                               Superman est allé au lycée pendant 6 ans. Pas si super que ça en fait.

Quand ça finit en finesse
 

Abordons pour terminer les fins des épisodes des SAS. Car si la série elle-même peux innover sur son contenu global, il existe un nombre de façons limité de terminer un épisode dans une série qui se respecte. Ces fins d’épisodes sont listés ici d’une façon qui se veux exhaustive, les premières étant celles qui apparaissent le plus souvent et les dernières étant les plus rares.
 

Fin n°1 :Le suspens est à son comble!

Il s’agit de la fin de base de toute série à suspens . C’est une coupure brutale alors que les héros viennent d’être capturés, que le compte à rebours de la bombe vient d’être déclenché ou que le robinet de la salle de bains tombe subitement à cours d‘eau, enfin bref que d‘angoisse! Comme tout dans une SAS, c’est souvent un festival d’inventivité de la part du metteur en scène : on met une musique angoissante, on filme les regards apeurés que se lancent les héros en comprenant dans quelle merde ils sont, et si le scénariste a été assez rusé pour fournir un grand méchant, on le voit ricaner avant le fondu au noir. C’est une fin de référence car sans elle le spectateur se fait chier (heureusement, elle est là).
 

Fin 2 : Je vais bien! Tout va bien!

Encore une fin très fréquente, et par conséquent très finement filmée. La SAS est un art très réglementé et faire fi des codes mis en place par des générations de réalisateurs est un blasphème que bien peu osent perpétrer. La fin « Tout va bien! » est facilement reconnaissable, d’abord scénaristiquement parlant : on dirait que c’est fini, la série pourrait très bien s’arrêter là. Il n’y a plus de malandrin en cavale, les héros sont réunis et sont heureux tout plein, la vie file mieux qu’un suppositoire enduit d’huile dans un sphincter dilaté. Elle a aussi des caractéristiques propres du point de vue de la mise en scène : chaque personnage apparu dans l’épisode est filmé tour à tour, mais au lieu d’enregistrer les sons autour d’eux, on entends une musique dont les paroles ont toujours une signification par rapport à l’histoire (si si : un rapport foireux, mais de toutes façons il faut placer une chanson récente, et c‘est pas la première liberté scénaristique qu‘on se coltine). Après cette succession de plan où on voit tous les personnages se réconcilier et s’amuser en silence, il est fréquent d’avoir un dernier plan où le héros dit une phrase fortement éloquente du genre « J’ai compris » ou « Je t’aime » juste avant le générique. Il a la classe!
 

Fin 2,5 : …ou pas!

Variante de la fin tout va bien, elle lui est semblable en premier lieu. Tout le monde est heureux pareil, tout le monde et filmé sur fond musical pareil. Bref, le téléspectateur commence à se détendre puisqu’on lui suggère subtilement qu’il n’y a plus de soucis à se faire. Mais c’est alors que l’angoisse le prend! Pourquoi la musique devient elle subitement si flippante? Pourquoi la caméra ne filme-t-elle plus de héros en mode happiness? Soudain il comprend ce que signifient ces changements (preuve que tout est bien ficelé…): il reste une couille dans le potage! Le tueur s’est enfui! Il reste un oeuf d’extraterrestre encore en vie! Le plus grand malfaiteur de la ville va reprendre ses activités antisociales! Le spectateur est en plein ascenseur émotionnel : il est très heureux, puis subitement très amèrement surpris. C’est la panique dans son cerveau, il ne sait plus qui il est, où il est, quelle marque de yaourt il préfère… Il est piégé par le suspens et DEVRA regarder le prochain épisode.
 

Fin 3 : Le pire reste à venir!

Une catégorie de fin très subtile à reconnaître. Les héros ont vaincu leur ennemi et libéré la gentille (ou les enfants, ou les otages, ou les mérous réduits en esclavage, c‘est selon), et pourtant ils vont repartir vers de nouvelles aventures dans leur bolide rugissant. Il reste un méchant encore plus méchant dans la nature ou un objet à récupérer car il ne sera nulle part à l’abri (petite parenthèse sur le fait que tout objet devant être trouvé et caché par les gentils leur sera immanquablement dérobé par le méchant dès qu’ils l’auront trouvé. Je pense que le mieux est dans ce cas là de ne pas trouver l’objet en question. Qu’ils restent devant la télé à matter NCIS!). Les héros sont donc déjà sur la route de leur prochaines péripéties, prêts à affronter le danger. Il est à noter que cette fin a l’air bien mais qu’en fait le prochain épisode sera une épreuve encore plus pire.
 

Fin 4 : Noir c’est noir…

Dans cette fin là, tout est mal qui finit mal. Les héros ont été fait prisonniers et puis ils vont se faire tuer et puis le vilain va accomplir son plan, et puis l’orphelinat va être brûlé et puis c’est horrible! La panique s’installe, encore une fois par la ruse combinée du scénariste et du metteur en scène. Comme on ne change pas une équipe qui gagne, ils reprennent les codes de la fin « Tout va bien! » : camera qui fait le tour des persos (désespérés cette fois ci) et musique triste en bruit de fond, comme ça le spectateur sait à quoi il a affaire. Il est à noter que cette fin à l’air de se terminer horriblement mal mais que le prochain épisode sera sûrement la plus grande victoire des persos depuis le début de la série. Ainsi le cycle karmique s’accorde entre cette fin et la fin n°3, les scénaristes connaissent leur travail.
 

Fin 5 : On a rien compris…

Une fin de la nouvelle génération, à laquelle nos aïeux n’avaient pas pensé. Le scénario qui coulait jusqu’à présent comme de la petite diarrhée (un manant mis hors d’ état de nuire, une tite histoire d’amour, une blagounette du comique de service, une trahison tout ce qu’il y a de plus prévisible…) va soudain s’emballer pour la fin de l’épisode et prendre un tournant carrément ubuesque pour le téléspectateur : Machin va soudain buter son amie Machine, le brigand s’enfuit en se téléportant, la police vient arrêter le héros qui était pourtant plus gentil que Bambi… C’est le chaos total mais pas pour autant un départ en freestyle : tout sera expliqué dans le next épisode .
 

Fin 6 : Oh mon dieu, ils ont tué Kenny!

C’est une fin vachement rare parce qu’elle consomme énormément de matière première scénaristique. Un des persos (pas le héros, tout de même) meurt. C’est définitif, on ne le verra plus, il est même enterré à la fin de l’épisode. Quel que soit le personnage ou la façon dont il est mort, on procède toujours ainsi : on doit à tout prix le venger le plus vite possible, et c’est souvent fait avant l’enterrement. Aux funérailles susmentionnées, tout le monde est bien sur très triste, et en particulier la personne qui se disputait tout le temps avec le macchabée de son vivant, parce qu’en vrai il l’aimait plus que tout le monde. On a le droit à la minute émotion avec la musique qui fait pleurer etc… Puis après l’enterrement, il est temps que tout le monde se reprenne alors on nous passe une musique qui bouge plus et on voit que les héros sont d’un coup plus déterminés que jamais. Si ça se trouve ils tomberont tous dans une déprime noire au prochain épisode, mais pour l’instant, il faut faire comprendre au téléspectateur que la série reprend la semaine prochaine alors tous retrouvent un semblant de sourire.
 

Fin 7 : Fin définitive
C'est une fin très rare car elle n'arrive qu'en fin de série. Comme c'est la fin des fins, mais que rien n'est plus important que d'emmener le spectateur dans les endroits où il a ses repaires, le réalisateur va reprendre les codes d'une fin déjà vue, le plus souvent la fin "Tout va bien!", mais il arrive que ça varie un peu. Le seul changement notable dans cette fin, c'est toute la guimauve qui s'en dégage. Comme il s'agit du dernier épisode des personnages, que le spectateur s'etait attaché, le metteur en scène a sorti de sa sacoche toute l'emotion qui pouvait s'y trouver, et cela afin de nous offrir la fin la plus émouvante possible. Généralement, ça gonfle vite, et on finit par aller aux toilettes avant la fin.

 

Fin 8 : Fin définitive définitive
J'avoue, j'avoue, j'avoue... Je pourrit les séries depuis environ 4 pages de Word, mais là je dois avouer que l'une d'entre elle m'a laissé sur le cul. Je ne lui ferait pas de pub (et je ne voudrait pas spoiler), mais honnêtement, faire crever tous les persos à la fin de la série alors qu'ils avaient quasimment gagné, ça m'a resté sur le cul. Vivement la saison suivante.... Ah merde...

 

Fin 9 : Pluie d’ewoks multicolores sur fond de Gloria Gaynor

A ma connaissance, aucun épisode d’aucune série ne se termine ainsi. Si par hasard un scénariste lit ces lignes, je lui laisse gracieusement tout les droits d’exploitations sur cette idée car j’ai vraiment envie de voir ce que ça pourrait donner.
 

Mais pourquoi est il si méchant?

  
C'est vrai que quand on réfléchit un peu, j'ai l'air de m'y connaitre en SAS malgrè le fait que je les vanne. Cette connaissance me vient essentiellement du visionnage desdites séries en compagnie de ma petite soeur, qui aime bien ça mais qui me laisse les pourrir pendant qu'elle les regarde. Je vous avoue même que parfois, ce que je vois me plait. Mais dans l'ensemble les SAS me déçoivent beaucoup, car même quand, par chance, le scénario est bon et la réalisation correcte, on finit par se ramasser un acteur naze, des incohérences, un relachement du scénario, ou encore pire... UN GENERIQUE FRANCAIS DE MERDE!!!

 
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                                                                  Vous avez dit générique de merde?


Sourçage :

http://black-joker2.skyrock.com/
http://www.kamazutra.be/
http://gougoule.com/

Pensez à aller sur ce site : c'est énorme!!! (à condition d'être un minimum immature...)

Remerciage :

Nico, pour m'avoir donné des goûts corrects en matière de réalisation et pour m'avoir prété plus de dvd que Vidéofutur.

Sister, pour matter avec moi toutes les séries de merde qui passent et pour me laisser les pourrir alors qu'elle regarde.
Par Théo - Publié dans : Dossier
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